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Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
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4 Avril 2002
Par Sylvain Cherrier
Le point sur...
Savoir installer Linux
dans son ordinateur
Le
lancement de notre rubrique "La
rubrique des passionnées de Lego Mindstorms",
qui propose de programmer les robots Lego avec le langage LegOS
sous Linux, a suscité un certain nombre de courriers.
Beaucoup d'entre vous -qui utilisent Windows - se disent "prêts
à installer Linux" mais trouvent "dommage de
devoir acheter un nouvel ordinateur pour cela" (...) parce
que "souhaitant aussi garder l'ancien système et
toutes les données qui vont avec". Rassurons le
lecteur : si vous possédez la place nécessaire
dans votre disque dur, nul besoin d'acheter une autre unité
centrale : il est tout a fait possible de faire co-exister les
deux systèmes d'exploitation sur votre PC. Pour les utilisateurs
de Macintosh, il est plutôt conseillé de se doter
d'un second disque dur.
Afin d'éclaircir au mieux le sujet et de dissiper tout
préjugé et appréhension, nous avons demandé
à Sylvain Cherrier - spécialiste Linux - une contribution
en ce sens pour que tous ceux qui souhaitent se jeter à
l'eau puissent enfin le faire en toute quiétude.
Qu'il en soit remercié.
Christophe
Jacquemin
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Spécialiste
Linux, Membre de Parinux, association des Linuxiens de
Paris (http://www.parinux.org),
Sylvain Cherrier est
bien connu dans les forums pour son assistance auprès
des utilisateurs, ses réalisations de fiches d'aide, de
documentations ou de traduction d'articles sur le sujet.
Formateur Linux auprès des administrateurs réseaux*
(mais aussi programmeur
et formateur en programmation PHP, et Java, C, etc.),
il est par ailleurs enseignant en BTS Informatique et
Gestion. Sylvain Cherrier joue également un rôle
de référent informatique, conseil et élaboration de cursus
de formations, de contenus, et d'organisation pédagogique.
Contact
: sylvain.cherrier@free.fr
*Il
est lui-même administrateur réseau sous Unix
au Greta Tertiaire 94 (http://www.gt94.greta.fr),
organisme de formation continue de l'Education Nationale,
en informatique et bureautique.
|
Dans cet article, je m'attacherai
à présenter sommairement GNU/Linux, à décrire
ses qualités, la philosophie de ses concepteurs, ce qu'il
peut apporter à un utilisateur, et enfin donner quelques
astuces quant à son installation...
Linux
est né en 1991, fruit du travail d'un étudiant
finlandais, Linus Torvalds, qui décide, pour s'amuser,
d'écrire un système d'exploitation inspiré
des Unix, capable de fonctionner sur son PC 386. Inventé
en 1970, Unix est un système d'exploitation multi-tâches,
multi-utilisateurs(1)
et sécurisé dans sa structure, dont la réputation
est d'être aussi stable qu'il est difficile à
appréhender... Dire que les Unix sont simples d'accès
serait exagéré, mais c'est le prix à
payer pour profiter de son concept majeur : la standardisation.
Sous Unix, tout est standard, prévisible... pour peu
que l'on ait saisi le concept!
L'exemple le plus frappant réside dans l'expression
suivante : "sous Unix, tout est fichier"...
ce qui signifie qu'un fichier est un fichier bien sûr,
mais aussi que le clavier, la souris, le disque dur peuvent
être considéré comme des fichiers ! Etrange...
Bizarre... Soit... Mais cela permet d'écrire des programmes
tellement plus génériques...
Imaginons par exemple que vous écriviez un programme
qui "gère" votre maison. Imaginons donc que
ce programme permette de définir l'heure d'allumage
du chauffage, la température demandée, la programmation
du magnétoscope, etc. Si vous tapez régulièrement
les mêmes commandes à ce programme, vous pourriez
vous amuser à stocker ces commandes dans un fichier...
et dérouter votre programme, afin qu'il lise ce fichier
plutôt que le clavier !!! (puisque tout est fichier
-même le clavier-, votre programme ne se rendra même
pas compte du subterfuge)... Et puis, pourquoi ne pas imaginer
ensuite un programme qui pilote ce programme, le premier envoyant
des informations à l'écran, et le second lisant
les commandes tapées au clavier... Mais l'utilisateur
malicieux aura connecté la sortie du premier (l'"écran")
sur l'entrée du second (le "clavier"). Voilà
: tout le concept d'Unix tient dans cette idée où
l'on fournit à l'utilisateur des outils simples, ainsi
qu'une présentation cohérente et standardisée
de l'ordinateur... A l'être humain d'imaginer, d'inventer
et d'assembler les outils dont il a besoin pour réaliser
ses travaux...
La plupart des OS(2)
récents reprennent les concepts d'Unix, mais fournissent
des outils de haut niveau (tout faits, comme par exemple la
duplication de disquettes), et pas d'accès en bas niveau
(comment faire des duplicatas de disques durs, par exemple
?).
Les Unixiens reprochent à ces outils leur trop grande
spécialisation, qui les empêchent d'être
versatiles.
Soit. Nous voyons un peu ce que peut être Unix... Mais
quel rapport avec GNU, Linux, et consorts ? Unix, ou du moins
ses concepts, se sont développés dans les années
70. En fait, il s'agit du premier OS standard. Il apportait
aussi une grande nouveauté : être portable sur
d'autres machines, c'est-à-dire adapté à
une nouvelle architecture... alors qu'auparavant, chaque nouveau
modèle sous-entendait un nouvel OS.
Unix permet de capitaliser ses connaissances. Gain de temps,
continuité...
Dès lors, plusieurs Unix sont apparus sur le marché
(on parle parfois d'"Unices"), chaque fabricant
s'ingéniant à proposer sa version (HPUX pour
HP, AIX pour IBM, Solaris pour Sun, etc.). On trouve des points
communs entre toutes ces versions, qu'on peut regrouper sous
deux grandes familles : les Unix type AT&T System V, ou
les BSD... Plus tard, avec l'arrivée des ordinateurs
personnel, puis des PC d'IBM et ses clones, l'informatique
individuelle a apporté des OS très simplifiés,
mono-tâche et mono-utilisateur... Des guerres commerciales
se sont engagées, et les logiciels se sont fermés,
et protégés... Et c'est alors que GNU apparut.
Et GNU apparut...
GNU (acronyme de Gnu 's Not Unix, plaisanterie d'informaticien,
insoluble, puisque récursive sans fin) est un projet
d'ouverture des logiciels. Il s'agit de la tentative d'obtenir
une sorte d'UNIX (mais pas seulement(3))
qui serait absolument ouvert, public, modifiable par quiconque
selon ses besoins.
Les produits GNU sont protégés par la licence
GPL (Gnu Public Licence)(4)
qui en permet la copie, la commercialisation, du moment que
le code source est accessible (le mode de fabrication), librement
modifiable, sous réserve que le logiciel résultant
reste lui aussi public, accessible. Ce type de logiciel, qu'on
appelle "logiciel libre" (ou "free software)",
ne doit pas être confondu avec "Open source"
(accès aux sources du programme, afin de vérifier
qu'il est bien écrit, ne contient pas de "mouchard"
ou autres pièges).
L'accès aux sources est une condition nécessaire,
mais pas suffisante pour le mouvement GNU (certains fabricants
offrent l'accès aux sources de leur logiciel, mais n'en
permettent pas la modification...). L'accès aux sources
des logiciels semble être un minimum (achèteriez-vous
une voiture dont on vous interdit d'ouvrir le capot ? ou une
maison dont on vous cacherait le tableau électrique ?
même si vous n'y connaissez rien...). Le logiciel libre
est avant tout une philosophie (voire une éthique), et
c'est ce qui en fait sa force. Et une des conséquences
du modèle du logiciel libre est la qualité des
solutions produites.
Le GNU a bien avancé sur son projet. Enormément
d'outils ont été écrits par des étudiants,
des professeurs, des professionnels, des passionnés afin
d'obtenir un UNIX complet. Mais comment cela peut il fonctionner
? Comment arriver à un produit de qualité ? Pourquoi
un programmeur réaliserait il un produit, et le donnerait
il ensuite ?
Toute l'astuce repose sur le bénévolat, la nécessité,
et la passion des développeurs à faire émerger
la solution la plus performante grâce à l'utilisation
d'une intelligence collective...
Nécessité de faire relire son programme par d'autres,
nécessité de se faire aider par d'autres, afin
de profiter de tous les apports... et les faire profiter du
notre !
En d'autres termes, grâce à Internet, chaque personne
utilise le travail de milliers d'autres, apportant souvent les
modifications nécessaires à l'amélioration
de ces outils dont bénéficie ensuite l'ensemble
de la communauté. Amélioration qui, si elle est
valide, fera partie intégrante des versions futures...
ou finira par être elle même réécrite...
et ainsi de suite...
Dans son livre "Il était une fois Linux" (Edition
OEM (2001), facile à lire car pas du tout technique et
très abordable par son prix (15 euros) - titre original
"Just for fun"), Linus Torvalds écrit en
exergue les mots suivants : "hissé sur les épaules
des géants". En effet, ayant repris à son
compte cette phrase de Newton en 1991, Linus Torvalds commença
par jeu l'écriture du coeur(5)
d'un Unix. Lorsqu'il eut bien avancé, il envoya sur l'Internet
un message demandant de l'aide pour avancer son projet : cette
aide n'a jamais cessé depuis, impliquant des milliers
de programmeurs, qui utilisent, testent et peaufinent ce qui
est devenu le coeur d'un des multiples OS connus aujourd'hui
sous le nom de "Distribution GNU/Linux".
Qu'est ce qu'une distribution ? En général, il
s'agit d'un assemblage de produits divers, qui permet d'obtenir
un système d'exploitation complet et cohérent,
avec de multiples outils. La plupart de ces outils sont des
logiciels libres, souvent sous licence du GNU. Très souvent,
le noyau (le coeur du système d'exploitation) est celui
de Linus Torvalds. D'où le nom GNU/Linux.
Parmi ces distributions, on distingue notamment RedHat (très
connu aux USA), Mandrake (produit français, très
graphique), SuSe (distribution allemande) et autres Debian (distribution
des puristes, très orientée GNU, qui propose aussi
d'autres noyaux que Linux).
Outre l'assemblage cohérent des produits, la distribution
offre des méthodes d'installations et de gestion de l'évolution
de votre système (mise à jour, ajouts...), grâce
au concept de packages : un package (ou paquetage en français)
permet l'installation automatique d'un logiciel, de ses aides
associées, de sa configuration et de la vérification
de la cohérence avec ce qui est déjà présent
sur votre machine.
A ce stade, faisons un point :
- Unix est un système d'exploitation standard (c'est
du moins sa volonté) né en 1970. D'une approche
un peu ardue - mais cela vaut vraiment la peine -, les Unices
permettent une gestion cohérente de votre machine.
- Le GNU est un projet pour l'obtention d'un UNIX entièrement
libre, ouvert, adaptable à vos besoins.
- Linux est un des projets qui, utilisant les outils du GNU
et étant lui-même protégé par la
GPL (la licence juridique du GNU), permet l'obtention d'un
système complet, libre, ouvert et ressemblant à
UNIX.
- Une distribution est l'assemblage de divers produits, libres
ou non, installable et utilisable assez facilement sur un
ordinateur (qu'il s'agisse d'un PC, d'un Mac, d'un PDA, d'une
cafetière ou d'un satellite, peu importe).
Intérêt pour l'utilisateur
?
D'accord me direz-vous, tout ceci est bien joli, mais quel intérêt
GNU/Linux représente-t-il pour un utilisateur ?
Citons tout d'abord l'incroyable qualité du produit.
Fabriqué, amélioré sans cesse par des passionnés
qui travaillent pour eux mêmes, le produit est très
stable (en d'autres termes : cela ne plante pas
). Véritable
Lego informatique, il permet un accès au coeur de votre
ordinateur sans être prisonnier d'outils propriétaires.
Pas de supplément à acheter, pas ou peu d'incompatibilité
logicielle puisque tout est fourni dans la distribution...
Certaines distributions - que l'on peut obtenir gratuitement
ou à des coûts minimes(6)
(dans les revues spécialisées par exemple) - tiennent
sur 3, ou 4 CDROMS pleins à craquer... et pas par des
vidéos et autres photos, mais bien par des logiciels(7).
Au pire, et en réfrénant mon enthousiasme, disons
que Linux vous permet de retrouver chez vous, légalement,
tous les outils dont vous pouvez avoir besoin. Bien sur, certains
d'entre eux seront peut être moins bien finalisés,
ou moins pratiques, que leurs équivalents commerciaux...
Signalons toutefois que d'autres n'ont rien à leur envier.
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Je
suis tenté !
Je passe à l'installation sur mon PC ou sur mon
MAC
Voilà,
vous êtes convaincus et voudriez disposer de Linux
sur votre ordinateur.
Mais j'en vois déjà frémir certains
dont l'ordinateur fonctionne sous Windows ou sous MAC
OS et qui vont penser qu'une fois le système installé,
il ne sera plus possible de travailler sous ceux-ci, qu'ils
vont perdrent toutes leurs données
(certains
disant même qu'ils se voient mal acheter un autre
ordinateur juste pour essayer Linux).
Rassurons tout de suite les néophytes (que nous
avons tous été) : une fois que vous aurez
installé le système et redémarré
votre machine, celle-ci vous proposera soit de fonctionner
sous votre ancien OS, ou alors sous GNU/Linux.
Au
contraire de ce que certains ont pu déjà
dire, l'installation n'est pas du tout une opération
insurmontable, bien au contraire. Elle ne demande pas
de connaissances poussées en informatique.
Il suffit de prendre son temps, d'être prudent,
et attentif. Cependant, cette opération impressionne
souvent l'utilisateur, qui a peur de perdre ses données,
ou qui ne sait pas quoi répondre aux questions
auxquelles il doit répondre lors de d'installation
automatique de l'OS(1)
.
Avant
toutes choses, il faut se poser, prendre son temps et
recenser le matériel présent sur votre machine.
Bien qu'ayant fait de gros progrès dans le sens
de la simplicité, l'installation de GNU/Linux peut
parfois être déroutante, et particulièrement
pour celui qui n'a jamais installé un OS (les PC
sont fournis pré-installés !). Les points
sensibles sont en général la carte vidéo,
l'écran (notamment sur les portables ) et les périphériques
un peu nouveaux (souris bizarre, etc.).
Dans 95% des cas, l'installation se déroule sans
problème. Parfois même mieux qu'avec des
OS très courants ! Sur du matériel standard,
pas trop dernier cri, et avec des distributions récentes,
en général tout se passe bien. Sachez quand
même que vous DEVEZ FAIRE DES SAUVEGARDES de vos
travaux avant toute installation, afin de pouvoir retomber
sur vos pieds en cas de pépins.
Ces
précautions d'usage étant évoquées,
passons aux points importants.
Partitionner
votre disque dur (pour les possesseurs de PC)
Selon le choix de votre distribution, vous serez plus
ou moins aidés dans l'installation du système.
Une Mandrake ou une RedHat sont faciles à installer,
une Debian plus difficile...
Pour la réussir, vous devez créer au minimum
deux nouvelles partitions sur votre disque dur(2)
(notons que la Mandrake fait cela automatiquement). Une
partition est un découpage de l'espace disque,
un peu comme vous découpez votre espace habitable
en différentes pièces. L'avantage des partitions
est de limiter le risque de pertes de données,
en cas de problèmes, un peu à la manière
des coupes feu (d'où l'analogie avec les pièces
d'une maison).
Pour débuter, on crée souvent une partition
dite "racine", et une seconde, petite, dite
de "swap". Ce swap permet à l'OS de disposer
d'espace mémoire, même si la RAM est saturée.
En général, la taille de la partition de
swap est du double de la RAM, sans dépasser le
plafond de 128 Mo (comme tout raccourci, ce mode de
calcul est absolument contestable et hérissera
les Unixiens endurcis... Qu'ils me pardonnent, je préfère
ne pas m'appesantir sur le swap, les différentes
versions de Linux, le rôle du pc, l'analyse des
besoins, etc.). Donc, disons 128 Mo pour le swap,
et 1,5 Go pour la racine.
Mais
voilà : le gros problème, c'est qu'il n'y
a plus de place sur le disque..
Car en général, votre disque dur a été
partitionné par je ne sais qui, ayant décidé
d'autorité que vous ne vouliez qu'une seule partition,
de 100% de l'espace disponible. Et là, problème
Car si le plus souvent, l'OS installé sur votre
machine dispose bien d'un outil de gestion des partitions
(qui s'appelle FDISK), cet outil ne sait pas modifier
la taille d'une partition ! Des sociétés
tierces vendent des logiciels qui savent modifier la taille
d'une partition sans altérer son contenu, mais
ils sont payants
.
Je vous rassure : 100% des utilisateurs qui ont installé
GNU/Linux sont dans votre cas. Il existe une solution
simple. GNU/Linux est l'outsider : il se plie donc à
ce genre d'exercice. Il vous faut simplement défragmenter
et réorganiser le contenu de votre partition, afin
de préparer le partage.
Préparer
le partage
Vous disposez d'un outil qui sait faire cette opération
dans votre OS actuel (programme nommé bien souvent
DEFRAG). Ce logiciel range et réorganise les fichiers
sur votre disque dur, et doit stocker les informations
en début du disque dur. La place libre sera donc
d'un bloc, permettant un meilleur découpage. Pour
les utilisateurs de Windows, et pour déclencher
ce programme, il faut cliquer sur "Démarrer",
puis "Programmes" puis "Accessoires",
puis "Outils système", puis "Défragmenteur
de disque".
Le DEFRAG étant fait, vous allez pouvoir lancer
l'installation d'une distribution facile. Placez le CDROM
dans le lecteur CD, et redémarrez la machine.
Installation
Si votre BIOS est bien réglé (Basic Input/Output
System), votre ordinateur démarrera(3)
sur le Cd-Rom, qui vous guidera étape par étape
pour l'installation.
Attention : soyez prudents. Lisez bien l'écran
: sur une distribution RedHat par exemple, l'installateur
vous propose plusieurs types d'installation, et notamment
une installation serveur. Il est clairement indiqué
que "ceci détruit toutes les données
présentes sur le disque dur". J'ai déjà
vu des personnes qui n'avaient pas prêté
attention à cet avertissement... Avec les conséquences
que vous imaginez...
En étant prudent et attentif, on s'en sort en général
assez bien... Consultez toujours les documentations fournies
avec les CDs, soit sur papier, soit sur le CD, soit à
l'écran. Sachez que GNU/Linux est fourni avec énormément
de documentations : des pages et des pages, sur tous les
sujets imaginables...
Sachez aussi que tous ces efforts vous permettront de
mieux comprendre le fonctionnement de votre ordinateur,
et que ce n'est donc pas du temps perdu... pour peu que
vous vous intéressiez un peu à cette machine.
Gestion
des partitions
Vous arriverez à un moment ou à un autre
à la gestion des partitions. Certains programmes
d'installation vous propose de tout faire pour vous :
ils réduisent la taille de la partition existante,
et créent plusieurs nouvelles partitions pour l'installation
de GNU/Linux.
Vous pouvez, si vous êtes aguerris, vous lancer
dans le partitionnement manuel, mais cela demande quelques
connaissances. L'installateur vous demandera quels produits
installer, ou alors vous proposera des installations par
défaut. Selon votre courage, ou votre inquiétude,
vous pourrez soit aller voir un peu plus précisément
ce qui s'installe, soit le laisser faire si c'est la première
fois...
Partie
graphique
La partie graphique est le deuxième écueil
qui attend le débutant. Les distributions récentes
s'en sortent bien en général, mais vous
pouvez intervenir, tester des réglages, essayer
de pousser les résolutions au maximun des possibilités
offertes par votre matériel... Mais lors des premières
installations, il vaut mieux peut-être ne pas tenter
le diable. Ayez toujours si possible la documentation
de la carte vidéo et de l'écran sous la
main, afin de pouvoir répondre aux éventuelles
questions de la machine.
Gestion
des comptes
Enfin, vient la question des comptes : Sous GNU/Linux,
comme sous tout OS bien né, il faut s'identifier...
Et certains utilisateurs ont des accès supérieurs
aux autres... Le grand chef de votre nouvel OS s'appelle
root. Il peut accéder à tout, et tout faire
sur la machine...
Il faut lui donner un mot de passe, et surtout se créer
d'autres comptes, pour le travail de tous les jours. Grâce
à un compte de simple utilisateur, je peux travailler
sur la machine sans risquer les fausses manipulations.
Au pire, je perdrai quelques-uns de mes travaux. En tous
les cas, je n'abîmerai rien d'autre et ne mettrai
pas le système en péril.
Après
la création des comptes, et l'installation de tous
les produits, vous pourrez rebooter (redémarrer),
et un loader (un programme de démarrage) vous proposera
de travailler sous votre ancien OS, ou sous GNU/Linux.
(1) Et
puis, au pire, pour ceux qui auraient encore peur, notons
que des bénévoles organisent des "install-parties",
ou vous pourrez vous faire aider, récupérer
des CD, etc. Cherchez sur l'Internet des LUGs (Linux Users
Group) dans votre région (à Paris, www.parinux.org),
contactez les, ou consultez les sites se rapportant à
Linux (www.linuxfr.org
par exemple, ou faites une recherche sur google dans sa
partie spéciale linux, à l'adresse www.google.fr/linux.
Je vous recommande d'assister à une Install-party,
ne serait-ce que pour goûter l'ambiance (voir www.parinux.org/activites/installparty.html)
et rencontrer des "linuxiens"
  
Une Install- party Linux - 23/03/2002 - © photos
: http://www.parinux.org
(2) Pas obligatoire. Moi, en tous
cas, je fais toujours comme cela
Pour les
posseurs de Mac, il est plutôt recommandé
d'acheter un deuxième disque dur. En effet, si
on veut faire une installation sur un seul disque, il
fallait avoir pensé à l'avance aux différentes
partitions... Et dans le cas contraire (ce qui doit être
la majorité des cas), il faut tout reformater,
ce qui veut dire réinstaller Mac OS... Et Linux...
Notons que la distribution Yellow Dog Linux (http://www.yellowdoglinux.com/)
convient tout à fait aux Macintosh (voir http://www.yellowdoglinux.com/products/faq/macos.shtml).

(3)
Dans le langage des pros, on dit plutôt "bootera".
Signalons à toute fin utile - particulièrement
pour ceux qui n'ont pas de graveur de CD et qui vont certainement
me poser des questions - qu'il est possible d'installer
Linux de plusieurs façons :
- CD-ROM : boot sur le CD, ou sur une disquette qui continuera
sur le CD;
- Réseau : boot sur une disquette spéciale,
qui demande deux trois informations concernant le CD,
et va tout récupérer au fur et à
mesure (protocole NFS, et non NETBIOS cependant). Ceci
suppose absolument un serveur UNIX (les autres OS n'offrent
pas de base le NFS.. Sauf peut être Mac OS X, puisque
c'est une machine...Unix (FreeBSD))
- Web : il est possible de lancer l'installation grâce
à une disquette spéciale, qui se connecte
sur le site web contenant la distribution. Il faut cependant
disposer ici d'un accès très rapide (câble,
ADSL...).
|
Pour en savoir plus :
Philosophie du libre : http://www.gnu.org/
; http://www.april.org/
Autres Unix libres : http://www.freebsd.org
; http://www.openbsd.org
Les sites de Linux, et des logiciels libres ou open source
:
http://www.linux.com
; http://www.freshmeat.com
; http://www.slashdot.org
; http://www.sourceforge.net
Les distributions : http://www.debian.org
; http://www.mandrake.com
; http://www.redhat.fr
; http://www.suse.fr
Les sites d'informations et d'aide : http://www.linuxfr.org
; http://www.lea-linux.org
(excellent site pour obtenir des informations sur l'installation)
Les lug (association d'utilisateurs) : http://www.aful.fr
; http://www.parinux.org
(1)
Ceci signifie que plusieurs personnes peuvent se connecter
sur la même machine. 
(2) OS : Operating System. C'est la suite
de logiciels nécessaires au fonctionnement de l'environnement
informatique (dialogue entre clavier, écran et les périphériques
de la machine). Ex : Mac OS (sur le Macintosh), Windows (sur
PC), Linux (Mac et PC), etc. 
(3) En fait, ceci a mené à beaucoup
d'autres réalisations allant par exemple du compilateur
c (mais on pourrait estimer que cela fait partie d'un Unix),
jusqu'à un logiciel permettant de jouer aux échecs (GNU
Chess, qui a une très bonne cote), en passant par un
compilateur ada, ou GIMP (outil de gestion des images, à
peu près équivalent à Photoshop). Toute personne qui
veut developper un logiciel, se faire aider mais ne pas se le
faire voler, peut demander à être protégé par la GPL (Gnu
Publc Licence). Ceci fait que le projet ne cesse de se diversifier.

(4) Voir http://lexo.free.fr/docs/linux-facile/linux-f/lf2134.htm

(5) Appelé aussi noyau (ou kernel).
C'est le coeur du système d'exploitation. C'est lui qui
assure la communication entre les différents éléments
matériels (le hardware) comme le clavier, le microprocesseur,
la souris, l'écran, l'imprimante, le réseau et
les logiciels. 
(6) Signalons par exemple que la distribution
Debian est entièrement gratuite.. C'est la plus GNU de
toutes... Les autres existent toujours sous une forme gratuite
téléchargeable, car elles sont basées sur
des outils GNU... Sachez cependant que le GNU n'interdit pas que
l'on gagne de l'argent avec son travail... L'objectif est seulement
d'empêcher une certaine forme de racket, avec des logiciels
qui utilisent des formats qu'eux seuls peuvent relire ! Sur les
versions payantes (qui selon les cas - et le contenu pléthorique
- peuvent aller de 30 euros jusqu'à 3000 euros), vous disposez
d'un livre et de l'assistance. Parfois, des outils propriétaires
sont fournis (mais attention : ils sont propriétaires...)

(7) Pour la petite histoire, sur la machine
qui me sert à écrire cet article (distribution Linux
Debian Woody), j'ai posé la question suivante : donnez
moi la liste des produits (les packages) qui contiennent le mot
"compilateur" (apt-cache search compiler). Résultat
: 132 réponses ! : Java, Python, C, Oberon-2 , Icon , Pascal,
Prolog, Ada, interCal, Gambit-C, Fortran, Scheme... En d'autres
termes, la machine est capable de fournir de quoi compiler tous
ces langages pour la réalisation de fichiers exécutables.
Une véritable manne directement accessible pour peu que
vous connaissiez ces langages.
© Automates Intelligents 2002
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