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Compte-tenu
de l'importance qu'aura selon nous la contribution de Stephen
Wolfram au développement des sciences*, nous nous proposons
d'ouvrir un dossier consacré à son oeuvre monumentale
"A New Kind of Science". Ce dossier sera réparti
sur plusieurs numéros. Nous espérons pouvoir
le compléter des réactions de nos lecteurs intéressés
par le sujet.
Les thèmes et les méthodes abordés par
Stephen Wolfram concernent directement ceux que notre revue
évoque depuis sa création. On comprendra que
nous ne puissions les ignorer. Certains voudront sans doute
se cantonner dans une prudente réserve à leur
égard, en y voyant plus de discours que de réelles
avancées scientifiques, avec de vrais outils immédiatement
utilisables. Nous pensons qu'une telle attitude serait une
faute contre l'esprit, ainsi d'ailleurs qu'une erreur stratégique.
Mieux vaut explorer les voies nouvelles qui semblent s'ouvrir,
quitte à être déçus, que laisser
partir les trains sans nous.
Ce dossier se construira sans plan logique préconçu.
Nous serons donc conduits à modifier d'un numéro
à l'autre certaines de ses pages. Pour éviter
les redondances, nous renverrons le lecteur, pour tous les
détails concernant la vie et les travaux de Wolfram,
ainsi que les réactions suscitées, sur les divers
sites Internet concernés.
*Pour
la petite histoire de la communication scientifique en France,
rappelons au lecteur que nous avions annoncé le travail
de Stephen Wolfram dans un éditorial du 6 septembre
2001, "Les
mathématiques, dangereuses à la mer, inutiles
au mouillage", complété d'un article
d'Alain Cardon : "Un
positionnement différent pour les mathématiques".
Cette première présentation était complétée
d'une brève
dans la rubrique actualités de septembre 2001.
Ces articles n'avaient éveillé aucune réaction,
sauf celle indignée d'un mathématicien responsable
d'une société faisant commerce de solutions
mathématiques pour les entreprises. Il va de soi que
nos propos d'alors doivent aujourd'hui être éclairés
et mis à jour par le contenu du livre.
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