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Des études récentes viennent de montrer qu'il ne fallait pas imputer la disparition des nuages, notamment des stratocumulus, à la seule production de chaleur par les activités humaines. Ce serait d'abord l'augmentation de C02 ou gaz carbonique résultant de l'augmentation des activités humaines qui serait à incriminer.

Les citadins, dans nos régions, se réjouissent généralement des périodes de ciel sans nuage. Elles laissent présager des journées sans pluie, favorables aux activités extérieures. Les agriculteurs et jardiniers, au contraire, craignent que cette absence de pluie n'entraîne des sécheresses dont la trop grande fréquence serait catastrophique pour l’alimentation humaine. La pluie est indispensable à la croissance des végétaux, sur laquelle reposent tous les cycles alimentaires.

Au sein des climats tempérés, les courants aériens d'origine océanique semblent garantir la présence de nuages et donc de pluies suffisantes pour l'entretien des cycles alimentaires. Rien ne pourrait laisser penser aujourd'hui que, dans le court terme, des ciels dégagés du type saharien puissent s'établir durablement dans nos régions, ces dernières étant suffisamment proches des océans pour bénéficier de la formation de nuages indispensables à la vie.

Il existe une grande variété de nuages, depuis le cumulo-nimbus de basse attitude, porteur de pluie, jusqu'aux altocumulus dont l'intérêt est de réfléchir les rayons solaires vers la haute atmosphère en évitant un échauffement excessif des terres qu'ils surmontent.

La lutte contre le réchauffement climatique qui menace de mort, à terme, l'ensemble de la planète, devrait sous nos latitudes placer en priorité la protection des nuages et donc la lutte contre les activités humaines qui pourraient provoquer leur disparition. Mais encore faudrait-il comprendre exactement ce que sont, ou plutôt ce que seront, ces activités.
On incrimine généralement toutes celles qui généreront une chaleur suffisante pour dessécher l'air tout en le réchauffant. Ce sont ainsi des courants d'air secs et chauds qui seront entraînés en altitude, provoquant l’échauffement et l'assèchement des couches atmosphériques où se produit la formation de nuages. De telles situations pourraient exister du fait de l'extension des zones urbaines ou périurbaines, comme d'activités industrielles productrices de chaleur.
Et donc, pour lutter contre le réchauffement, il conviendrait donc d'éviter toute activité produisant ainsi une chaleur excessive
Ainsi, pour prendre un exemple simple, il faudrait éviter la généralisation de la climatisation, qui consiste à refroidir l'air à l'intérieur des immeubles en consommant beaucoup d'énergie, ce qui accroît la chaleur globale. La généralisation de la climatisation constatée dans certains centres-villes américains (et aileurs) représenterait une activité à proscrire. Avec l'élévation du niveau de vie dans les pays tropicaux, elle risque d'être revendiquée par des habitant se limitant jusqu'ici aux méthodes traditionnelles de lutte contre l'ensoleillement.

Des études récentes ont montré qu'il ne fallait pas imputer la disparition des nuages, notamment des stratocumulus, à la seule production de chaleur par les activités humaines. Ce serait d'abord l'augmentation de C02 ou gaz carbonique résultant de l'augmentation des activités humaines qui serait ici à incriminer.
Comme viennent de le constater avec surprise les chercheurs impliqués dans ces études [voir notre article], un excès de CO2 entraîne une désagrégation des nuages, à commencer par celle des stratocumulus. Des simulations faites avec différentes teneurs en C02 montrent des chiffres pouvant conduire (dans le cas le plus pessimistes) à une augmentation de 8° de la température moyenne d'ici un siècle....

Si cette étude se confirme, le pronostic concernant la lutte contre le réchauffement devient vraiment très sombre. Et rien ne permet de penser qu'avec l'augmentation de la population qui se produira inévitablement jusqu'à la fin de ce siècle et le légitime désir de ces populations d'accéder au confort des sociétés occidentales, on puisse éviter l'augmentation de la production de CO2. Or si celle-ci dépassait certaines limites, il en résulterait une disparition des nuages et une disparition corrélative des sociétés humaines et de nombreuses espèces biologiques dites supérieures.

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin
 
Nb : ce présent numéro d'Automates Intelligents est un trimestriel car nous avons été pris par d'autres projets durant cette période. La parution reprendra sa périocidité normale  à partir du prochain numéro.
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